Mardi 6 mai, le Club Sciences a finalement fait la rencontre de Sébastien Dos Santos Borges, l’aventurier dont nous avons suivi les aventures toute l’année !
A l’occasion d’un atelier « coureur des bois » nous avons pu découvrir les équipements que Sébastien emmène dans le grand nord, les vêtements que les inuits lui ont confectionnés et la culture de ces peuples du froid.
Dans le grand nord, Sébastien emmène environ 3000 chaussons pour protéger les pattes de ses chiens dans la neige. Il prend lui-même une paire de bottes « bunny boots », des bottes en plastique avec une valve pour faire entrer de l’air et créer une protection pour résister aux froids les plus extrêmes.
Il nous a montré les différentes paires de gants confectionnées avec grands soins par des Inuits. Les paires de gants les plus impressionnantes étaient celles faites avec de longs poils, comme ceux du loup ou du Wolverine. Ces gants sont très utiles car en plus d’être extrêmement chaud, ils peuvent sauver la vie de celui qui les porte. En effet, si la personne tombe dans l’eau, les poils gèlent immédiatement et forment des pics qui servent à s’agripper et se hisser sur la glace. Sébastien en a fait plusieurs fois l’expérience !
Pour la cuisine et le feu Sébastien emmène une pierre à feu et un réchaud métallique. La pierre à feu est constituée d’une barre de magnésium que l’on doit gratter pour en déposer sur le matériel combustible, et d’une partie en métal qui produit une gerbe d’étincelles lorsqu’elle est grattée avec une lame en acier. Cette pierre lui permet de faire du feu à l’infini sans jamais se soucier de le faire tomber dans l’eau ou la neige, comme une allumette, ou de geler, comme un briquet. Le réchaud est fait d’acier et contient un récipient pour chauffer la nourriture.
Et finalement il nous a présenté des pierres à savon que les Inuits lui ont offertes. Ces pierres à savon servent à divertir les Inuits lors des tempêtes car elles se taillent facilement pour en faire des sculptures.

Nous avons ensuite parlé de l’évolution du loup vers le chien.

L’ancêtre du loup existe depuis 350 millions d’années. A cette époque, il était arboricole, ce qui signifie qu’il montait aux arbres et s’apparentait plus au léopard qu’au canidé que l’on connaît aujourd’hui.
Pendant plusieurs siècles, les loups ont été les amis des humains. Ils les aidaient à chasser, à protéger leurs territoires… Puis, petit à petit, les humains se sont sédentarisés et le loup est devenu moins utile. La métaphore biblique du loup, représentant ce dernier comme le mal, a fini d’assombrir son image et en a fait un ennemi pour l’homme, conduisant à son éradication sur beaucoup de territoires comme la France.
Le loup est aujourd’hui en voie de réintroduction dans certaines régions du monde, mais de nombreux conflits autour de sa présence existent toujours malgré les preuves de son intérêt au niveau de la biodiversité.
Les chiens de traîneaux sont des descendants directs du loup, et c’est avec ces-derniers que nous avons passé l’après-midi.

Sébastien nous a expliqué le fonctionnement des différents traîneaux. Il en existe 3 principaux :

En début d’après-midi nous sommes partis voir les chiens. Nous sommes restés avec eux pendant 2 grosses heures. Nous les avons câlinés et nous avons pu un peu plus discuter avec Sébastien !

Nous avons fait la connaissance de Léon, un chien un peu particulier… Léon s’est perdu pendant 3 mois lors de la dernière course de Sébastien en Alaska, l’Iditarod. Il a survécu tout seul, durant cette longue période, en faisant appel à son instinct et en revenant à la vie sauvage. Il a été retrouvé près d’une petite cabane, par un touriste qui avait eu vent de sa disparition. Sébastien a pris 3 avions et 2 bateaux pour le retrouver. Quand Léon a vu son maître, il lui a immédiatement sauté dans les bras. Cependant, depuis cette aventure, Léon a changé de comportement et est devenu beaucoup plus sauvage. Pourtant, après une heure en notre compagnie, il est venu se faire caresser mais restait tout de même sur ses gardes à l’inverse des autres chiens qui s’endormaient sous nos caresses. Son histoire fait l’objet d’un livre et est en cours d’adaptation au cinéma.

Ce fut une belle journée, enrichissante en savoirs et en émotions, concluant ainsi une année de travail sur le Grand Nord !
Les élèves du Club Sciences du Lycée du Pays d’Aunis